CIPA - Carrefour des Initiatives et Pratiques Agroécologiques
CIPA - Carrefour des Initiatives et Pratiques Agroécologiques
Details
Commenced:
01/01/2011
Submitted:
23/10/2014
Last updated:
07/10/2015
Location:
Douar Skoura – commune de Sidi Boubker, Cercle de Sidi Bou Othmane, Province de Rhamna., MA
Phone:
+212522506735
Website:
www.thm.ma
Climate zone:
Arid





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Abbes BENAISSA Hervé ARNAUD ouafaa daki
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CIPA - Carrefour des Initiatives et Pratiques Agroécologiques

Project Type

Rural, Community, School Projects, Demonstration, Educational

Project Summary

Between Benguerir and Marrakech, the CIPA is an agroecological training center that develops 4 main purposes: - an experimental farm; - a training center; - a welcoming place; - a demonstrative place.

Project Description

1 - L’agroécologie, alternative agro-économique et approche globale

1.1 - Une alternative agronomique durable

Agriculture naturelle, l’agroécologie propose un ensemble de pratiques concrètes et réalistes basées sur la valorisation des ressources naturelles locales et des potentialités de chaque terroir. Accessibles à tous, elles sont le fruit de savoir-faire ancestraux, actualisés par les connaissances les plus modernes.

L’agroécologie est écologiquement durable.

Elle n’utilise ni engrais, ni pesticides chimiques polluants, et préserve ainsi la qualité des eaux et la fécondité des sols. Elle permet la fertilisation et la régénération biologique des sols, favorise les variétés localement adaptées, la biodiversité et la résilience des écosystèmes, luttant ainsi contre la désertification et facilitant l’adaptation aux changements climatiques.

Parce qu’elle prohibe le recours aux produits de synthèse issus de la pétrochimie, réduit la mécanisation et les transports, en privilégiant toute forme d’échanges locaux, l’agroécologie est aussi une façon de réduire l’impact des activités agricoles comme facteurs de changements climatiques.

L’agroécologie est socialement responsable.

Elle offre une production agricole quantitative et qualitative source de santé, permet la souveraineté alimentaire des communautés, et participe ainsi à la stabilisation des populations rurales sur leurs terres.

Elle revalorise des savoir-faire traditionnels et la place des paysans dans la société.

L’agroécologie est économiquement durable.

Sans recours aux intrants coûteux, elle utilise des techniques à la portée de tous les producteurs, localement autonomes. Elle permet la création d’activités génératrices de revenus pérennes, permettant des emplois ruraux et une relocalisation de l’économie.

Elle inclut la recherche d’alternatives commerciales solidaires qui favorisent les relations directes entre les producteurs et les consommateurs.

1.2 - Une philosophie répondant à l’urgence alimentaire mondiale par l’autonomie des populations

Le droit et le devoir des peuples à se nourrir par eux-mêmes sont au coeur de notre démarche et de notre éthique. Mais derrière la question agricole et alimentaire, c'est bien entendu la dignité humaine qui est en jeu, car il ne peut y avoir de liberté sans autonomie, ni de paix sans pain.

« Nous entendons par souveraineté alimentaire celle que les communautés humaines assurent par elles-mêmes et sur leur territoire, et non les aides artificielles que mettent certains pays en situation de dépendance vis-à-vis d’autres, une charité aléatoire, contraire à la dignité d’êtres humains, debout et responsables.» Pierre Rabhi

1.3 - Une vision globale pour un projet de société cohérent

Ethique de vie et véritable projet de société, l’agroécologie est bien plus qu’une simple alternative agronomique. Elle inspire toutes les sphères de l’organisation sociale : éducation, santé, économie, aménagement du territoire... Elle prend ainsi en compte des alternatives sociétales au sens large :

énergies renouvelables, construction bioclimatique, économie sociale et solidaire...

Elle considère la souveraineté alimentaire comme base d’une société équilibrée, impliquant un accès aux ressources vitales pour tous, la reconnexion à l’Humanité, à la Terre et au respect des Patrimoines Nourriciers. Elle appelle un éveil à l’Humanisme pour l’accomplissement de tous les êtres vivants.

« L’agroécologie est pour nous bien plus qu’une simple alternative agronomique. Elle est liée à une dimension profonde du respect de la vie et replace l'être humain dans sa responsabilité à l'égard du vivant.» Pierre Rabhi

1.4 – Un potentiel pour un Maroc en plein développement

Au Maroc, pays encore très majoritairement rural et caractérisé par une agriculture familiale tributaire de l’aléa climatique, la pauvreté touche de larges franges de populations paysannes. Confrontées à l’insécurité alimentaire et à l’absence de valorisation économique et sociale des activités agricoles, ces populations alimentent l’exode rural et l’explosion des quartiers urbains précaires.

Entraînée dans une recherche d’intensification et d’industrialisation des modes de production responsable de la perte des savoir-faire traditionnels, la population paysanne s’oriente vers des pratiques agricoles non viables. Outre la dégradation locale des ressources, les pratiques agricoles courantes participent aux facteurs de changements climatiques globaux, rendent l’agriculteur dépendant de la science et des multinationales pour l’accès aux semences et autres intrants, et les cultures fragiles (monocultures, variétés sélectionnées hyper exigeantes…).

Ces stratégies coûteuses sont incohérentes au regard de l’évolution mondiale de la production alimentaire qui a plus que prouvé leurs limites. Par ailleurs, dans 70% des zones rurales marocaines enclavées, relief, structure foncière et professionnelle, manque de technicité et manque de moyens financiers rendent les techniques d’agricultures industrielles inopérantes. De plus, ces techniques génèrent des situations de dépendance.

L’impact des images de réussites sociales liées à l’urbanité, la modernité et la technicité sur l’imaginaire collectif, la forte dégradation des facteurs de production naturels et la pression foncière, incitent à l’abandon d’activités agricoles devenues non rentables, voir difficiles à maintenir.

Cependant, la nécessité d’assurer l’autonomie alimentaire des communautés tout en favorisant l’émergence d’activités génératrices de revenus pérennes en milieu rural, impose la recherche d’alternatives techniques durables, telles que celles proposées par l’agroécologie.

La forte densité de population rurale encore active, la spécificité des savoir-faire locaux et des ressources naturelles caractéristiques de riches terroirs, représentent un formidable potentiel pour la création d’activités agricoles basées sur le potentiel humain et naturel, et plaident pour le développement d’une agriculture à forte valeur ajoutée. Là encore, l’agroécologie, qui permet la mise en oeuvre de stratégies de différenciation qualitative des produits offre des perspectives intéressantes.

La population, avertie par le récent intérêt médiatique autour de ces questions, s’inquiète de plus en plus de la qualité de son alimentation, des problèmes de santé liés à la pollution, à la disparition des espaces et espèces sauvages, et de l’épuisement des ressources telles que l’eau. La frange marginale de la population en recherche d’une alimentation saine et équitable, est en pleine expansion, créant un marché national pour les produits reconnus agroécologiques.

Les acteurs, dans leur diversité et à tous les échelons depuis les décideurs politiques jusqu’aux administrations responsables et les diverses structures de la société civile, témoignent d’une prise de conscience massive des interrelations entre les problématiques environnementales, sociales et économiques, en lien avec la crise du monde rural. Les politiques les plus actuelles, dont le pilier II du Plan Maroc Vert, misent sur l’expansion de cultures multi usages, localement adaptées, et à une forte plus-value, permettant la diversification des activités rurales et la valorisation des produits de terroirs.

Toutes ces raisons complémentaires plaident pour la diffusion de l’agroécologie au Maroc. Après de vastes actions de sensibilisation (plus de 1500 acteurs touchés depuis 2001), les demandes de formation et de suivi-accompagnement d’initiatives en agroécologie sont de plus en plus nombreuses. Cette demande justifie le projet de Terre et Humanisme Maroc d’appuyer l’émergence d’un réseau de compétences, composé de paysans expérimentateurs, d’animateurs ruraux, de formateurs, et diverses personnes ressources pour la diffusion de l’agroécologie à l’échelle nationale, tant auprès des paysans que d’autres types d’acteurs. Les directives nationales vont dans ce sens.

2 - Les porteurs de projets

2.1 - Pierre Rabhi

Pierre Rabhi est retourné à la terre avec sa femme Michèle en 1961. Ils font partie des pionniers de l’agriculture écologique pratiquée depuis près de 50 ans.

Il est le créateur du premier centre de formation à l’agroécologie qui a vu le jour au Burkina Faso en 1985, en partenariat avec le Point Mulhouse et avec le soutien du président Sankara (aujourd’hui plus de 90 000 paysans pratiquent cette méthode).

Il est également l’initiateur et le Président du CIEPAD (Carrefour International d’Echanges et de Pratiques Appliquées au Développement), qui fonctionna avec la collaboration du Conseil Général de l’Hérault jusqu’en 1998.

Il est à l’origine de l’association Terre et Humanisme France - Pratiques Ecologiques et Solidarité Internationale, créée en 1997.

Reconnu Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur et expert international pour la sécurité alimentaire, il a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification.

Candidat à l’élection présidentielle française en 2002, Pierre Rabhi est conférencier et auteur de nombreux ouvrages dont L’Offrande au crépuscule primé par le Ministère de l’Agriculture française, Graine de possibles avec Nicolas Hulot, La part du Colibri, le Manifeste pour la Terre et l’Humanisme, et en 2010, Vers la sobriété heureuse.

2.2 - L’association Terre et Humanisme Maroc

L’association Terre et Humanisme Maroc a été fondée en 2005, avec la mission de transmettre l’agroécologie au Maroc, comme pratique agricole naturelle et comme éthique globale, pour un avenir écologiquement durable, socialement responsable et économiquement viable. Elle est libre de toute appartenance politique, idéologique ou confessionnelle.

Son objectif est l’amélioration globale et pérenne des conditions de vie des communautés, en autonomie. Elle entend y contribuer par l’éveil des consciences, la promotion et la diffusion d’alternatives, et la création de synergies, en fédérant des initiatives.

Elle a pour priorité le renforcement de l’autonomie des paysans, par un accompagnement vers une production agricole quantitative et qualitative, garante de souveraineté alimentaire et source d’activités génératrices de revenus pérennes, à travers la valorisation des terroirs.

Elle lutte contre l’émigration par la stabilisation des populations sur leurs terres.

Les activités de Terre et Humanisme Maroc sont variées :

 formation d’agriculteurs, d’animateurs et d’acteurs territoriaux ;

 appui aux initiatives locales par le renforcement de capacités et l’accompagnement des acteurs ;

 mise en réseau de paysans expérimentateurs, de formateurs et d’acteurs territoriaux ;

 expérimentation et appui à la recherche ;

 appui à la création de lieux pédagogiques d’accueil et de formation ;

 organisation d’évènements de plaidoyer.

3 - Les antécédents marocains et internationaux

3.1 – A l’international, quelques initiatives de Pierre Rabhi

Gorom Gorom (Burkina Faso)

Premier centre de formation à l’agroécologie au Burkina Faso, il a été créé par Pierre Rabhi en 1985, en partenariat avec le Point Mulhouse et avec le soutien du président Sankara.

Son principal objectif était l’organisation des séjours touristiques solidaires, dont les bénéfices permettaient la formation de paysans venus de tout le pays.

Aujourd’hui, suite au rayonnement du centre de formation de Gorom Gorom, plus de 90 000 paysans burkinabés mettent en pratique les bases de l’agriculture agroécologique.

Le Carrefour International d’Echanges et de Pratiques Appliquées au Développement (France) Centre d’expérimentation et de formation à l’agroécologie, le CIEPAD, crée en partenariat avec Conseil Général de l’Hérault, est resté actif jusqu’en 1998.

Ses buts principaux étaient d’accueillir des stagiaires et de porter des programmes de coopération internationale.

Le programme de réhabilitation de l’Oasis de Chenini-Gabès (Tunisie) En 1994, le programme de sauvegarde de la plus vaste oasis tunisienne menacée de désertification par la baisse du niveau de la nappe phréatique (suite à l’exploitation du complexe pétrochimique de Gades) a été porté par l’association Les Amis de Pierre Rabhi, qui a suivi l’expérience du CIPEAD, et a précédé la création de Terre et Humanisme - Pratiques Agroécologiques et Solidarité Internationale.

Ce programme visait à transmettre aux paysans oasiens les savoir-faire agroécologiques nécessaires pour une adaptation optimale à l’évolution défavorable des conditions locales du milieu.

Le Mouvement pour les oasis en tous lieux

Ce réseau fédère des lieux de vie visant une autonomie fondée sur la terre nourricière, la pluriactivité et les échanges favorables à la reconstitution du lien social local. Les Oasis peuvent être constituées de structures familiales simples, regrouper plusieurs foyers, ou plusieurs structures proches.

Les Oasis prônent la mise en oeuvre d’un ensemble de savoirs, savoir-faire et valeurs culturelles source des pratiques solidaires intergénérationnelles et en lutte contre les exclusions.

3.2 – Au Maroc, les activités des associations Terre et Humanisme-Pratiques

Ecologiques et Solidarité Internationale et Terre et Humanisme Maroc

Aux côtés de l’association Terre et Humanisme - Pratiques Ecologiques et Solidarité Internationale, Terre et Humanisme Maroc mène depuis 2001 des activités à travers différentes régions du Maroc.

A l’échelle nationale

 Tournées de conférences, ateliers, séminaires et autres évènements de plaidoyer destinés à faire connaître l’agroécologie au Maroc ;

 Formations de paysans aux techniques agroécologiques, et suivi-conseil-accompagnement des paysans engagés dans des initiatives agroécologiques (Dar Bouazza – P. Nouaceur, Kermet Ben Salem – P. Meknès, Ida Ougammade – P. Taroudant, Demnate – Haut-Atlas, Settat, Aït Bouguemez – Haut Atlas,…) ;

 Formation d’animateurs agroécologistes marocains, avec l’objectif de créer et d’animer un réseau national de compétences en agroécologie.

Sur le Grand Casablanca

 Création d’un jardin pédagogique agroécologique pour la démonstration, l’expérimentation et la formation à Dar Bouazza (P. Nouaceur) ;

 Appui à l’un des premiers réseaux de partenariat entre producteurs de Dar Bouazza et consommateurs du Grand Casablanca, pour la vente directe et solidaires de produits alimentaires agroécologiques.

Dans la Province de Meknès

 Appui à l’émergence d’une dynamique agroécologique au village pilote de Kermet Ben Salem, avec ses producteurs agroécologistes, son jardin pédagogique des femmes, sa pépinière pour la production de semences et plants destinés à l’agriculture vivrière locale, et divers projets de valorisation des produits du terroir, comme le rucher école.

Dans la Province de Taroudant

 Organisation du Moussem International de l’Arganier, manifestation internationale à caractère scientifique et socioculturelle, pour la célébration de l’arganier, la sauvegarde de son terroir et la valorisation de ses produits.

Dotées d’une solide expérience technique et méthodologique en termes de conduite de projet de développement rural, les associations T&H-PESI et T&H Maroc mobilisent également un réseau de ressources humaines compétentes en matière de suivi-conseil-accompagnement des cultivateurs, en cours de conversion à l’agroécologie. Fortement ancrées dans le tissu rural national, elles travaillent en partenariat avec de nombreuses associations de développement local. La démarche participative et partenariale, dont elles maîtrisent les différentes méthodologies, font partie intégrante de leurs interventions.

Le projet porté Par Pierre Rabhi, l’association Terre et Humanisme Maroc et leurs partenaires est donc l’aboutissement de toute une démarche, maturée par des années d’expérience et de mise en pratique de l’agroécologie au bénéfice de nombreuses communautés, de milieux variés. Il se veut à la fois lien de cet existant et centre de ressources pour de nouvelles dynamiques.

4 – Le projet Carrefour des Initiatives et des Pratiques Agroécologiques

4.1 – En bref : Un espace d’accueil pour l’expérimentation, la formation et la diffusion

Au carrefour d’un réseau international d’initiatives convergentes, point de ralliement du Réseau pour les Initiatives Agroécologiques au Maroc (RIAM), le Carrefour des Initiatives et des Pratiques Agroécologiques (CIPA) se veut un lieu d’échanges permanents, où convergent savoirs, savoir-faire et savoir-être, largement rediffusés.

S’ouvre un espace de recherche-action propre à l’expérimentation, à la sensibilisation et à la formation, permettant de tester et de diffuser des alternatives à la fois techniques et sociales, non seulement liées à une agriculture durable, mais également à des modes de vie responsables, dans le contexte d’une société planétaire en grande mutation.

A la périphérie des Jbilets, dans un terroir frappé par la désertification tant biologique qu’humaine, qui caractérise les régions rurales enclavées d’Afrique du Nord et du Sahel, le CIPA a pour objectif de démontrer la pertinence des techniques agroécologiques sous les conditions pédoclimatiques et sociales de ces régions.

Sur un site d’exception, il ambitionne d’accueillir des séjournants dans une démarche solidaire. Cette activité économique, inspirée du fonctionnement du Centre de formation à l’agroécologie de Gorom-Gorom, doit permettre à terme l’autonomie de fonctionnement du centre et la gratuité des activités de formation agricole.

4.2 - Un espace d’animation et de mise en réseau, révélant de nombreuses dynamiques

Les objectifs du CIPA découlent directement de cette démarche, qu’ils renforcent et prolongent, en la dotant d’un espace d’accueil permanent susceptible d’intensifier les échanges, d’animer le tissage permanent de liens interculturels et internationaux, et d’augmenter la portée du message.

Centre ressources sur les différentes alternatives qui feront de demain un monde plus cohérent, il offre un espace force, pépinière d’initiatives personnelles ou collectives, doté d’outils pour appuyer l’émergence de nouvelles dynamiques aux quatre coins du monde.

Le travail en réseau est au coeur de cette démarche pour laquelle le CIPA développe de nombreux outils facilitateurs, notamment à travers le Réseau pour les Initiatives Agroécologiques au Maroc (RIAM), qu’il anime, et le réseau International des Animateurs Agroécologistes : plateformes de communication et de rencontre contextuelles ou virtuelles, supports d’information et de liens, outils de vulgarisation, centralisation et rediffusion de contacts vers des initiatives et des personnes ressources.

4.3 - Un centre de formation, pour le développement d’initiatives et de projets

Centre de transmission de l’agroécologie , le CIPA présente un espace favorable à la sensibilisation et la formation de divers publics, conformément à sa philosophie.

La pédagogie participative pratiquée au CIPA est d’abord celle de l’échange horizontal, de l’apprentissage par l’écoute et le partage d’expérience. Les « formateurs » permanents rattachés au CIPA sont donc avant tout des « animateurs » d’une dynamique d’enrichissement mutuel entre les visiteurs, favorable à la revalorisation de chacun pour soi-même et au sein du groupe, et en particulier de la revalorisation du statut et du savoir faire paysan.

Les compétences et les outils pédagogiques de ces animateurs sont en perpétuelle évolution grâce à leur insertion dans le Réseau International des Animateurs Agroécologistes (Cf. Charte, fiche synoptique). Le Centre accueillera également, en fonction des rencontres et demandes, des formateurs nationaux et internationaux issus ou non du réseau international Terre et Humanisme.

La priorité de l’association T&H Maroc étant le renforcement de l’autonomie des petits producteurs, la diffusion de l’agroécologie les concerne en premier lieu, d’où la nécessité de former également des animateurs capables de transmettre dans les langues locales et avec des techniques d’animation adaptées, de renforcer les réseaux et d’appuyer les initiatives.

 Formations agricoles techniques pour agriculteurs grands et petits, leaders ruraux et autres porteurs d’initiatives agroécologiques.

 Formations adaptées à plusieurs projets de transmission : formation d’animateurs agroécologistes, formation de formateurs, formation d’éducateurs et enseignants pour la sensibilisation à l’écologie par l’agroécologie.

 Appui aux initiatives : à travers des actions spécifiques auprès de personnes ou d’organisations ayant engagé spontanément des actions nécessitant une aide ou un accompagnement.

Rayonnant, le CIPA tissera des liens particuliers de soutien mutuel avec les nombreuses initiatives en régions et au plan national.

Cette ambition s’appuie sur l’animation et les interventions décentralisées en particulier avec les réseaux des paysans expérimentateurs, semenciers, animateurs agroécologistes…

 Accueil d’évènements de sensibilisation, formations, sur les alternatives en lien avec la démarche globale de l’agroécologie : architecture bioclimatique, énergies renouvelables,

recyclage des eaux et des déchets, valorisation des produits de terroirs, alimentation saine, citoyenneté active, non violence, sobriété…

Des temps forts : séminaires, ateliers participatifs, festivals, rencontres paysannes seront l’occasion de rencontres de personnes de tout horizon.

4.4 - Une ferme modèle, pour l’expérimentation et la démonstration

 Agroécologique, la ferme du CIPA se veut d’abord un modèle de valorisation et d’optimisation des ressources locales, sur la base d’un système intégré polyculture élevage, visant la valeur ajoutée des produits par la transformation etc.

 Expérimentale et démonstrative, la ferme agroécologique du CIPA représente le premier site pilote visant à démontrer la capacité de l’agroécologie à améliorer la production malgré les conditions arides des Jbilets marocain, et par la même apte à convaincre de nombreux paysans de l’adopter.

Outre, les techniques agricoles au sens strict, des techniques d’aménagement pour la restauration et la préservation des sols, des eaux et de la biodiversité naturelle de la région y seront mises en oeuvre.

L’expérimentation permettra entre autre d’identifier des techniques novatrices, adaptables à l’ensemble des régions d’Afrique du Nord et du Sahel, dans lesquelles les paysans souffrent de conditions climatiques de plus en plus contraignantes.

La dimension recherche en collaboration avec l’Université y sera assurée par un petit laboratoire et un espace d’accueil réservé aux étudiants, car les sciences les plus modernes devront accompagner la démarche.

 Pédagogique, elle accueille des parcours de sensibilisation et des espaces pour les exercices pratiques inhérents aux formations à l’agriculture agroécologique. L’apprentissage par partage du travail y bénéficiera aux bénévoles et stagiaires.

 Productive enfin elle assurera la plus grande partie de l’autonomie alimentaire du CIPA

4.5 - Un espace à vivre, propice à l’éveil des consciences et au cheminement personnel

Le site lui-même, et le bâti, sont conçus comme un vaste espace pédagogique et convivial intégrant l’apprentissage des échanges d’expérience et de vécu : savoir vivre ensemble, expérimentation d’habitats bioclimatiques, d’énergies renouvelables, d’alimentation et de santé naturelles…

La démarche agroécologique inclut la beauté et l’harmonie, les ressentis les plus profonds de chaque être comme indispensables au changement global de la société.

Compte tenu de l’épuisement des ressources planétaires, ce changement devra conduire vers la sobriété heureuse comme fondement d’un nouveau paradigme basé sur la modération et non le toujours plus sans limites.

L’empreinte écologique met en évidence que si chaque citoyen de la planète voulait consommer comme un Américain, il faudrait six ou sept planètes.

Toutes les personnes qui pour une raison ou une autre séjourneront dans le site pourront bénéficier du calme favorable à la réflexion, favorable au changement de soi.

4.6 - Un ancrage local fort

 Des chantiers participatifs d’éco-construction, d’aménagement antiérosifs et de végétalisation du site inviteront les populations locales à participer à la naissance du centre et à être parties prenantes du projet.

 La valorisation des produits et savoir faire locaux : Outre la propre autonomie, le centre aidera autant que possible à valoriser toutes les activités économiques de son environnement social (produits agricoles, artisanat, accueil…).

 Le Réseau local des paysans expérimentateurs sera mis en place avec les volontaires voisins dès les premières formations, visant l’amélioration quantitative et qualitative de la production agricole familiale, avec un objectif prioritaire de souveraineté alimentaire. En contact étroit avec les animateurs du CIPA, les paysans expérimentateurs permettront la diffusion de l’agroécologie de proche en proche.

 Un centre d’appui aux initiatives locales complétera les services offerts par le CIPA :

l’accompagnement des projets locaux, la création d’un centre de documentation et d’information,

un service d’appui-conseil à la micro-entreprise, au montage de projet et à la recherche de partenaire…

 La gestion des ressources naturelles locales sera favorisée par l’appui aux initiatives locales, via des processus de gouvernance environnementale communautaire pour la lutte contre la désertification, la gestion durable des ressources naturelles et l’adaptation aux changements climatiques.

 La création d’activités génératrices de revenus pérennes sera recherchée par l’appui aux initiatives basées sur la valorisation des ressources naturelles et des produits de terroirs, avec transformation et valorisation locales, dans une démarche d’économie sociale et solidaire favorable à une redistribution locale de la plus-value.

 La formation professionnelle des jeunes ruraux et l’accompagnement dans leurs projets d’insertion économique locale passera par la constitution d’une Maison Familiale Rurale.

 Un module optimisé basé sur un hectare, une famille, un habitat sera expérimenté sur le terrain. Il a pour objectif de démontrer qu’avec une gestion rationnelle en polyculture-élevage, une famille peut subvenir largement à ses besoins alimentaires en quantité et qualité et peut par la valeur ajoutée de ses excédents dégager des ressources financières non négligeables.

Apiculture naturelle, plantes aromatiques et médicinales, safran, figuier de barbarie, caroubier, jujubier, arganier sont autant de ressources à valoriser….

Aménagements antiérosifs, revégétalisation, gestion des ressources pastorales, autant d’expériences de gestion participative à mener.

4.7 - Un rayonnement national et international

L’impact du CIPA escompté sera sensible également à l’échelle des personnes touchées :

 250 séjournant solidaires et stagiaires par an en moyenne ;

 250 paysans stagiaires bénéficiaires de formations dont au moins 24 animateurs agroécologistes, engagés dans la transmission auprès des paysans ;

 Réseau pour les Initiatives Agroécologiques au Maroc ;

 réseau des paysans expérimentateurs à l’échelle nationale ;

 réseau des paysans semenciers à l’échelle nationale ;

 réseau des animateurs à l’échelle internationale ;

 initiatives agroécologiques partenaires en tous lieux.

5 – L’architecture en bio construction

La conception architecturale engagée, représente la pierre angulaire d’un projet global où recherche de simplicité, de beauté et préoccupations environnementales les plus actuelles s’harmonisent dans un ensemble cohérent.

La conception du bâti fait partie de la démonstration d’un possible bien vivre contemporain, dans la campagne la plus reculée et avec des moyens et une empreinte écologique minime.

Des procédés strictement bioclimatiques permettront de gérer les besoins courants du centre qui fonctionnera en totale autonomie ; autonomie en eau (récupération des eaux de pluie), en énergie et dans la production des aliments de base.

5.1 - Un espace à vivre intégré au milieu naturel

Le projet s'articulera autour d’une maison traditionnelle rénovée, située à la périphérie du douar Skoura mais jouxtant la parcelle associative.

Les bâtiments comporteront des locaux communs – bureau d’accueil, salle de formation, chambres, laboratoire,…avec un vaste patio central, qui fonctionnera comme une agora, une aire de rencontres et d'échanges, et permettra la tenue de conférences en extérieur.

Les techniques de construction locales seront utilisées : murs en pisé et soubassements en pierre, l’architecture du centre sera en harmonie avec celle du douar.

5.2 – Une conception énergétique optimisée

Les principaux phénomènes thermiques (rayonnement, conduction, convection) seront contrôlés pour permettre un milieu intérieur tempéré. La terre sera utilisée comme régulateur thermique, celle-ci subissant moins les variations thermiques journalières. Les murs massifs en terre participent au maintien du confort par leur inertie thermique. De par la conception du volume, les murs et le sol auront un "contact" tempéré.

Un puits d'aération en toiture permettra une ventilation forcée en été.

Les équipements (éclairages, réfrigération, cuisson, lavage, chauffage de l’eau…) seront sélectionnés avec soins pour leur basse consommation énergétique.

5.3 – Un recyclage des matières et des énergies

Le dispositif architectural permet de maximiser la quantité d’eau de pluie récupérée et stockée.

Le lavage du linge se fera sans détergents, par un procédé d'électrolyse (friction de billes de céramique).

L'eau chaude sera fournie à la machine par capteurs solaires.

Par ailleurs, tous les produits lavants (du corps ou d'entretien des locaux) seront fournis par le Centre aux usagers. Ils seront fabriqués sur place ou dans la proche région et ne contiendront aucune substance issue de l'industrie chimique.

Ceci permettra le traitement des eaux domestiques par un procédé de phyto épuration, autorisant la réutilisation des eaux pour l’irrigation.

Les déchets verts et les rejets animaux seront compostés pour fournir un engrais organique naturel réutilisé dans les jardins ou valorisé par des animaux (chèvres, moutons, basse-cour).

Le système ainsi étudié est une réduction spatiale du "principe de vie" qui régit les rapports entre l'être humain, le monde, l'animal et le règne végétal. Son équilibre dépend du rapport de dimensions entre les trois sphères. Si l'équilibre est "parfait", le bilan des échanges avec le milieu extérieur est nul.

L'apport énergétique primaire pour que le système s'active est le rayonnement solaire, qui déclenche la photosynthèse.

6 – Les moyens et la viabilité vers l’autonomie

6.1 – Organisation humaine

A terme, le Carrefour sera doté d’une équipe professionnelle permanente spécialisée dans les missions d’accueil et de formation à l’agroécologie.

Sous la direction d’un ou une responsable de l’accueil, les visiteurs pourront bénéficier de tous les services concourant à un séjour agréable et enrichissant. Ils seront notamment invités à participer à des ateliers de sensibilisation sur les démarches et techniques qui font la valeur du Carrefour : agroécologie, production agricole saine, architecture bioclimatique, énergies renouvelables, recyclage des eaux et des déchets, valorisation des produits de terroirs, alimentation saine, citoyenneté active, non violence, sobriété…

6.2 – Moyens financiers (Voir annexe)

6.3 – Viabilité

Le Carrefour des Initiatives et des Pratiques Agroécologique est étudié pour atteindre rapidement une autonomie confortable, permise par les séjours des visiteurs solidaires.

Les gains générés par les séjours doivent non seulement couvrir les frais de la structure, mais encore la rémunération et la prise en charge des stagiaires des formations de paysans et animateurs en agroécologie dispensées sur place. Dans des conditions de fonctionnement et de remplissage normal, les bénéfices réalisés iront alimenter un fond de réinvestissement, lequel permettra à l’association Terre et Humanisme Maroc d’organiser des formations de paysans délocalisées, grâce à son réseau national d’animateurs ruraux.

Les séjours payants doivent permettre la quasi autonomie de la structure, dès la deuxième année, et doivent générer des bénéfices à réinvestir dans les formations décentralisées de paysans dès la troisième année.

La démarche originale du Carrefour est la garantie la plus sûre de la notoriété qu’il pourra atteindre auprès d’un public en recherche de sens et de reconnexion à la Terre, tant marocain qu’international.

7 – Les partenaires institutionnels

7.1 - Les Colibris - Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

Les Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme regroupent de nombreuses initiatives alternatives dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, de l’habitat, de l’éducation, de l’énergie et de la solidarité internationale. Le réseau vise à les mettre en valeur auprès du grand public et à les propager à l’échelle locale.

La structure Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme a été pensée comme un outil au service des nombreux acteurs de la société civile, personnes ou groupes de personnes (groupes locaux, associations...) désireuses d’inventer ou de pérenniser de nouveaux modes de vie. Il vise à promouvoir l’écologie, responsabilité et lien social au Nord, à redonner les moyens de l’autonomie et de la souveraineté alimentaire au Nord comme au Sud, à encourager l’équité, la solidarité et la coopération entre le Nord et le Sud.

L’objectif des Colibris n’est pas de devenir une immense organisation de plus mais de constituer un module assurant le lien et la cohésion entre de nombreux acteurs déjà existants.

Pour en savoir plus : www.colibris-lemouvement.org

7.2 - L’Association Terre et Humanisme – Pratiques Ecologiques et Solidarité

Internationale

L’association Terre et Humanisme - Pratiques Ecologiques et Solidarité Internationale est à l’origine des initiatives agroécologiques au Maroc, et de la création de Terre et Humanisme Maroc, dont elle reste le principal partenaire.

Créée en France en 1994 sous le nom des Amis de Pierre Rabhi, l’association est rebaptisée en 1999, Terre et Humanisme – Pratiques écologiques et solidarité internationale. Outre ses activités de sensibilisation et de formation en France, l’association pilote divers programmes de transmission de l’agroécologie et de solidarité internationale au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Maroc…

Depuis 2001, Pierre Rabhi et l’association Terre et Humanisme - PESI mènent au Maroc des actions de sensibilisation, et appuient plusieurs initiatives agroécologiques sur le terrain, pour l’expérimentation locale et la formation des petits paysans. Terre et Humanisme - PESI parraine désormais l’association Terre et Humanisme Maroc, née en 2005 de la formalisation du réseau des partenaires locaux mobilisés localement.

Dotée d’une solide expérience technique et méthodologique en termes de conduite de projet de développement à l’international, l’association T&H-PESI mobilise également un réseau de ressources humaines compétentes en matière de formation de paysans et de formation de formateurs aux techniques agricoles agroécologiques.

Ses 9 ans d’expérience au Maroc et ses nombreux partenaires locaux, en font un acteur pertinent du développement rural national.

Pour en savoir plus : consulter www.terre-humanisme.org et lire la Charte internationale pour la Terre et l’Humanisme.

7.3 - L’ ESPOD, Espace Point de Départ : association nationale pour la promotion de l’entreprise féminine

A travers sa présidente fondatrice Fattouma Benabdenbi, et sa présidente nationale Sabah Chraibi, et toutes les femmes du mouvement, Fatima Zahra, Souad, Malika, Amal, Fadéla, Aziza, Aicha et bien d’autres, l’ESPOD a fécondé ce magnifique projet, né de la rencontre des Chemins de l’alliance entre féminin d’orient et féminin d’occident, qui s’est déroulée dans la Province de Taroudant en 2001.

Associés à la démarche, la Fondation Mjid, les autorités locales, le Ministère de l’agriculture ont été de précieux partenaires, qui, dans une synergie des ressources, ont favorisé l’émergence de toute cette dynamique.

D’autres partenaires vont se joindre à cette formidable aventure. Abdelfettah Derouiche, professeur passionné, entraîne la faculté de Science de Ben Msik, avec ses professeurs et ses étudiants associés à s’ouvrir à ce nouveau pôle d’intérêt.

Depuis 2001, tous ses regards croisés, ces expériences sur le terrain, les paysans expérimentateurs, des « consom-acteurs » engagés ont poussé à la création de l’association Terre et Humanisme Maroc, porteuse de plusieurs projets pilotes.

8 – La participation solidaire

Le Carrefour se donne une vocation internationale et participative. Cette dimension qui fait partie de son essence même doit se traduire dans le mode de financement retenu et de gestion choisie.

Géré par l’association Terre et Humanisme Maroc, le Carrefour se veut une « création collective », fruit de l’implication directe et personnelle de tout individu sensible au message et à la démarche. C’est pourquoi, les porteurs du projet font appel à la participation de chacun, invité à poser en conscience un acte à la fois concret et fortement symbolique en soutenant le projet.

Plus les donateurs seront nombreux et divers, et plus le projet sera légitimé en tant qu’émanation d’une véritable volonté universelle. C’est pourquoi seront acceptés tous les dons quelque soient leurs montants, sans seuil minimal restrictif.

Updates

Looking for a Manager - Douar Skoura - CIPA

Poste à pourvoir au 1er Décembre 2014 Date limite de dépôt des candidatures : Le 12 Novembre 2014 à Midi (par courriel ou courrier) Pour tout renseignement complémentaire, joindre : [email protected] Tél : 05 22 50 67 35

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Legend of Badges

Note: The various badges displayed in people profiles are largely honesty-based self-proclamations by the individuals themselves. There are reporting functions users can use if they know of blatant misrepresentation (for both people and projects). Legitimacy, competency and reputation for all people and projects can be evidenced and/or developed through their providing regular updates on permaculture work they’re involved in, before/after photographs, etc. A spirit of objective nurturing of both people and projects through knowledge/encouragement/inspiration/resource sharing is the aim of the Worldwide Permaculture Network.

Member

Member

A member is a permaculturist who has never taken a PDC course. These cannot become PDC teachers. Members may be novice or highly experienced permaculturists or anywhere in between. Watch their updates for evaluation.

Male memberFemale member

Permaculture Matchmaker

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unverified

PDC

People who claim to have taken a Permaculture Design Certificate (PDC) course somewhere in the world.

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PDC Verified

People who have entered an email address for the teacher of their PDC course, and have had their PDC status verified by that teacher. Watch their updates for evaluation.

pri_verified

PRI PDC

People who’ve taken a Permaculture Research Institute PDC somewhere in the world.

pdc_teacher

PDC Teacher

People who claim to teach some version of PDC somewhere in the world.

pri_teacher

PRI Teacher

With the exception of the ‘Member’ who has never taken a PDC, all of the above can apply to become a PRI PDC Teacher. PRI PDC Teachers are those who the PRI recognise, through a vetting board, as determined and competent to teach the full 72-hour course as developed by Permaculture founder Bill Mollison – covering all the topics of The Designers’ Manual as well as possible (i.e. not cherry picking only aspects the teacher feels most interested or competent in). Such teachers also commit to focussing on the design science, and not including subjective spiritual/metaphysical elements. The reason these items are not included in the PDC curriculum is because they are “belief” based. Permaculture Design education concerns itself with teaching good design based on strategies and techniques which are scientifically provable.

PRI PDC Teachers may be given teaching and/or consultancy offerings as they become available as the network grows.

pri_teacher

Aid Worker

The individual with this badge is indicating they are, have, or would like to be involved in permaculture aid work. As such, the individual may or may not have permaculture aid worker experience. Watch their updates for evaluation.

pri_teacher

Consultant

The individual with this badge is indicating they are, have, or would like to do paid permaculture design consultancy work. As such, the individual may or may not have permaculture consultancy experience. Watch their updates for evaluation.

community

Community Project

Community projects are projects that help develop sustainable community interaction and increase localised resiliency.

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